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Bucharest
20 mai 2019
  • Lieux des réunions de la Présidence

Lieux des réunions de la Présidence

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photo: Shutterstock

Bruxelles

Le bâtiment „Justus Lipsius“

A partir du 1995, le bâtiment „Justus Lipsius“ a été désigné comme siège principal du Conseil de l’Union Européenne et du Secrétariat Général du Conseil. Dès 2002, le bâtiment héberge aussi les réunions du Conseil Européen. Durant la période 2001-2006, le bâtiment „Justus Lipsius“ a été modifié afin de pouvoir héberger temporairement ces réunions du Conseil Européen, les délégations des nouveaux Etats Membres et les représentants qui participent aux réunions. Le Conseil Européen et le Conseil de l’Union Européenne cohabitent dans le bâtiment „Europa“, mais la majorité des services du Secrétariat Général et les réunions au niveau moins élevé continueront d’être hébergées par le bâtiment „Justus Lipsius“. Le centre de presse restera lui aussi dans le bâtiment „Justus Lipsius“.

Le bâtiment „Justus Lipsius“ a été construit à la place de la rue portant le même nom. Le bâtiment est partagé dans deux zones distinctes:

  • la zone de conférences: comprend les salles de réunion pour le Conseil et pour les groupes de préparation de celui-ci, des salles de presse, des restaurants et les bureaux des délégations des Etats Membres
  • la zone occupée par le secrétariat: héberge les bureaux des services du Secrétariat Général du Conseil

Surface totale: 227.278 m2

Aménagements: 17 salles de conférence avec au moins 10 cabines d’interprétariat chacune, 5 autres salles de réunion, 2 salles pour les repas de protocole, centre de presse auxquelles s’ajoutent, durant les sommets, jusqu’à 600 places dans l’atrium, 40.048 m2 de bureaux pour les services du Secrétariat Général. En 2014, le Secrétariat Général du Conseil a organisé 4.241 réunions pour le Conseil, le Conseil Européen et les groupes de travail du niveau second. Il a également organisé 2.189 autres réunions internes, séminaires ou des réunions avec des pays tiers.

Le bâtiment „Europa“

Le bâtiment „Europa“ est l’actuel siège principal du Conseil Européen et du Conseil de l’Union Européenne. Celui-ci héberge les sommets de l’Union, les sommets multilatéraux et les réunions ministérielles. Aussi, les délégations nationales et le Président du Conseil Européen ont leurs bureaux dans le bâtiment „Europa“. Les chefs de l’Union Européenne ont décidé en 2004 de faire bâtir „Europa“ afin de tenir le pas avec l’expansion de l’Union et pour que tous les sommets soient hébergés plutôt à Bruxelles que dans les Etats Membres.

Le bâtiment „Justus Lipsius“ ayant été projeté à la fin des années ‘80, il n’a pas été initialement conçu pour héberger des sommets, ceux-ci n’étant pas organisés, à l’époque, à Bruxelles. Ces dernières années, les sommets sont devenues les réunions les plus importantes pour le fonctionnement de l’Union Européenne, et leur nombre n’a cessé de croitre, d’un minimum de 4 (prévues par le traité) jusqu’à 8 ou 9 par an. En 2015, un nombre record de 12 sommets a été organisé.

Caractéristiques

Le bâtiment „Europa“ répond aux besoins spécifiques du Conseil et du Conseil Européen, assurant le niveau nécessaire de sécurité et reflétant le concept de développement durable, autant par les matériaux que par les technologies utilisées.

Le design innovateur garde la partie historique de l’ancienne Aile A du bâtiment „Residence Palace“, en l’utilisant en tant que base de construction. Le bâtiment „Residence Palace“, illustrant parfaitement le style art déco, a été construit durant 1922-1927 par l’architecte Michel Polak.

Espaces de travail et équipements: 3 salles de conférence avec au moins 32 cabines d’interprétariat chacune, 10 autres salles de réunion, 250 bureaux, y compris celui du président du Conseil Européen

Surface totale: 70.646 m²

Bucarest

La première attestation sure de la ville date du 21 septembre 1459, dans un document par lequel le prince Vlad l’Empaleur renforce la possession d’un domaine par certains de ses nobles. A l’époque on utilisait aussi le no, de Cité de Dambovitza, nom qui sera de moins en moins utilisé au fil des années.

En 1862 Bucarest devient la capitale des Principautés Roumaines, après l’Union de la Moldavie avec la Valachie. Une grande partie de l’héritage architecturel a été détruite dans un incendie au 1847, mais les temps modernes ont apporté une nouvelle période de prospérité. Le paysage architecturel et l’aménagement urbain ont apporté une réputation internationale à la ville de Bucarest, au point où la capitale de la Roumanie a été surnommée Petit Paris, et la Voie de la Victoire, une des plus connues rues de la ville à présent, était souvent comparée aux Champs-Élysées. Au 1er décembre 1918, la Transylvanie s’est unie avec le précédemment constitué Royaume de la Roumanie. Par la suite, Bucarest est devenue la capitale de tout le pays. La période entre les deux guerres a été favorable, car la ville a connu ses jours de gloire culturelle. Malheureusement, après la Deuxième Guerre Mondiale, une fois que le régime communiste a accaparé la scène politique de la Roumanie, la plupart de la ville historique a perdu ses coordonnées, au moins de point de vue architecturel.

Le tragique tremblement de terre du 4 mars 1977 et les projets de re-systématisation urbaine de la période communiste ont effacé de la face de la terre une grande partie des repères historique de la cité. Aujourd’hui la ville est un mélange de l’ancien et du nouveau, du traditionnel et du moderne, de l’oriental et de l’occidental, ce qui lui confère originalité et charme.

Le Palais du Parlement

En partant d’une idée plus ancienne, la construction du Palais du Parlement a été commencée par Nicolae Ceauşescu, qui voulait concentrer dans un seul bâtiment tous les organes centraux de l’Etat, d’un autre côté souhaitant un logement sur du point de vue sismique, résistant, éventuellement même à une attaque nucléaire.

Le bâtiment est partagé dans trois registres principaux parmi lesquelles la zone des salles principales, des galléries et des cabinets; la zone de bureaux et belvédère, avec trois salles sur chaque étage.

Surface brute: 365.000 m² (première place au monde dans la catégorie bâtiments administratifs, troisième place au monde de point de vue du volume; c’est le bâtiment le plus lourd et le plus cher au monde).

Autres dimensions du bâtiment: longueur – 270 mètres, largeur – 245 mètres, hauteur – 84 mètres (du niveau de la mer), profondeur 16 mètres (en sous-sol), empreinte au sol – 73.615 m².

Le bâtiment a été construit avec des matériaux presque exclusivement roumains dont:

1.000.000 mètres cubes de marbre, 550.000 tonnes de ciment, 700.000 tonnes d’acier, 2.000.000 tonnes de sable, 1.000 tonnes de basalte, 900.000 mètres cubes d’essences de bois, 3.500 tonnes de cristal, 200.000 mètres cubes de verre, 2.800 chandeliers, 220.000 mètres carrés de tapis, 3.500 mètres carrés de cuir.

La bâtisse est le résultat de l’effort de plus de 100.000 personnes, avec près de 20.000 ouvriers travaillant 24 heures par jours, durant les périodes de pointe. Aussi, durant la période 1984 – 1990, 12.000 soldats ont pris part à la construction.

Durant la Révolution de 1989, le bâtiment était fini en proportion de 60%. Les travaux ont continué entre 1992 – 1996, mais à un rythme plus lent. Dès 1994 dans le bâtiment fonctionne la Chambre des Députés, après que le siège initial de celle-ci ait été donné à l’Eglise Orthodoxe Roumaine. Dès 2004 à la même adresse fonctionne le Senat de la Roumanie, initialement étant hébergé à l’ancien siège du Comité central du Parti Communiste Roumain.

Facilités: 1.000 chambres dont 440 bureaux, plus de 30 salles et salons, 4 restaurants, 3 bibliothèques, 2 parkings souterrains, 1 salle de concert. Les noms des salles et des salons du Palais du Parlement ont été choisis après 1989, évoquant des évènements importants pour l’histoire du peuple roumain ou des personnalités connues mondialement : la plupart sont liées à l’aspiration des roumains à l’Union et à l’histoire des institutions parlementaires en Roumanie.

Sibiu

La ville hébergera le sommet de 2019, qui a comme objectif une ample discussion sur le futur de l’Union Européenne et la préparation des priorités stratégiques pour la période 2019-2024.

La première attestation documentaire de la ville de Sibiu date de l’année 1191 dans un document ecclésiastique du Vatican, la cité de Sibiu étant dénommé dans cet acte Cibinium. D’autres documents officiaux ont suivi, dans lesquels Sibiu apparaissait sous des différents autres noms: Hermannstadt et Villa Hermann.

En 1366, Sibiu gagne officiellement le statut de „ville“. C’est la période durant laquelle apparaissent et se développent à Sibiu plus que n’importe où dans le pays les guildes des artisans ; en 1376, par exemple, étant connues 19 telles organisations. Le premier livre imprimé en roumain a été publié dans cette ville, aussi, en 1544 (le Catéchisme Luthéran).

S’en suit une période de maximum du développement du Sibiu, période ayant culminé par sa transformation en capitale de la Transylvanie en 1692, suite à l’augmentation de l’influence autrichienne. Le palais Brukenthal est le témoignage vivant de celle période de fleurissement de la ville. Sibiu a tenu un rôle important aussi dans la préparation de l’Union en 1918, mais immédiatement après la proclamation de l’Union de la Transylvanie à la Roumanie, le 1er décembre 1918, Sibiu devient à nouveau la capitale de la province jusqu’à la fin de 1919.

Sibiu a été la Capitale Culturelle Européenne en 2007, avec Luxemburg, étant la première villee de l’Europe de l’Est à porter ce titre, et il est aujourd’hui une des villes au plus haut niveau des investissements de capital étranger en Roumanie.