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26 septembre 2020
Actualité Emploi et politique sociale

Le ministre du Travail et de la Justice sociale, Marius Budăi, à la conférence ministérielle de l’Union pour la Méditerranée (UpM) sur l’emploi et le marché du travail, au Portugal

Le ministre du Travail et de la Justice sociale, Marius Budăi, a participé, sur invitation de Marianne Thyssen, commissaire européenne pour l’emploi, affaires sociales, compétences et mobilité des travailleurs, à la 4ème conférence ministérielle de l’Union pour la Méditerranée (UpM) sur l’emploi et le marché du travail, qui a réuni les ministres du Travail et de l’emploi de l’Union européenne et de la zone méditerranée.

L’évènement organisé sous la coprésidence de l’Union européenne et du Royaume hachémite de Jordanie a eu lieu le 2 et 3 avril au Portugal, à Cascais.

Le premier jour a été dédié à la conférence intitulée « Emplois, compétences et opportunités pour tous », un forum à quatre sessions de discussions au sujet des principaux défis sur le marché du travail dans la région méditerranéenne, visant à identifier les possibilités de création des marchés du travail inclusifs, qui offrent des opportunités à tous, notamment aux jeunes et aux femmes.

Dans son intervention pendant la première session – « Des emplois plus nombreux et de meilleure qualité : la création d’emplois et l’entreprenariat », le ministre Marius Budăi a affirmé que, même si les défis auxquels les États de l’Union pour la Méditerranée se confrontent sont divers et souvent particuliers, il y a plusieurs aspects similaires et une série de défis communs, les efforts internes de plusieurs pays étant concentrés sur l’accélération du processus de développement économique et sur la croissance des opportunités d’emploi de la main-d’œuvre disponible.

« À cet égard, nous soutenons les processus de coopération développés dans le cadre de l’Union pour la Méditerranée et les efforts d’identification des solutions durables d’intégration sur le marché du travail des personnes appartenant aux groupes vulnérables et défavorisés » – a déclaré le ministre roumain du Travail.

À cette occasion, Marius Budăi a présenté les politiques et les programmes nationaux d’emploi et de renforcement de l’inclusion sociale dédiés aux NEETS, aux chômeurs, aux personnes de plus de 45 ans ou aux personnes sans qualifications, ou aux femmes qui ont besoin du soutien au reclassement, de même qu’à ceux qui veulent devenir entrepreneurs.

La Roumanie a été appréciée pour avoir le décalage de rémunération entre femmes et hommes le plus faible, de seulement 3,5%, contre 5,2% en 2018, comparé à la moyenne de l’Union européenne de 15%. Un exemple de bonnes pratiques à cet égard a été représenté par le programme StartUp Nation, où 47% des demandeurs sont femmes.

Pendant la deuxième journée de la réunion, on a adopté une « Déclaration ministérielle », recommandant aux autorités nationales de développer des stratégies adaptées aux besoins identifiés, tout en se concentrant sur l’augmentation des opportunités d’emploi conformément aux principes du travail décent promus par l’Organisation International du Travail, mais aussi sur le renforcement des compétences de la main d’œuvre disponible.

Ainsi, le document établit le cadre de coopération pour les années suivantes, visant quatre priorités d’action :

Soutenir la création d’emplois décents et l’entreprenariat ;

Mobiliser les acteurs publics et privés pour créer des partenariats et des synergies ;

Etablir des marchés du travail inclusifs capables d’intégrer les groupes potentiellement vulnérables et les groupes défavorisés ;

Investir dans des systèmes d’éducation de qualité et dans la formation, les compétences et l’employabilité dans un monde de travail en mutation.

En fait, la Déclaration ministérielle soutient la continuation et la consolidation des efforts et des démarches de coopération au niveau régional convenus pendant les réunions précédentes de l’UpM (Marrakech 2008, Bruxelles 2010 et Jordanie 2016).

Pendant les discussions, le ministre Marius Budăi a reconfirmé « le soutien de la Roumanie pour la consolidation des processus visant à améliorer les échanges d’expériences et des bonnes pratiques avec les pays partenaires sur des aspects concernant l’emploi, ainsi que l’identification des mesures efficaces pour répondre aux défis auxquels les pays se confrontent ».

« Nous continuons à soutenir la coopération et l’implication active de nos partenaires sociaux et de tous les facteurs intéressés afin de renforcer les résultats, les échanges d’expériences et de bonnes pratiques », a rajouté le représentant roumain.

L’Union pour la Méditerranée est une organisation intergouvernementale euro-méditerranéenne qui réunit tous les 28 États membres de l’Union européenne et 15 pays du Sud et de l’Est de la Méditerranée. Son but est de promouvoir la coopération régionale, le dialogue et la mise en œuvre des projets et initiatives à impact tangible sur les citoyens des États membres, visant notamment les jeunes et les femmes, pour traiter les trois objectifs stratégiques de la région : la stabilité, le développement humain et l’intégration.

La conférence ministérielle de l’Union pour la Méditerranée de Cascais a rassemblé des représentants des autorités publiques et des syndicats de l’Union européenne et de la zone de sud-est de la Méditerranée, des experts des organisations internationales et institutions européennes, ainsi que des organisations de la société civile.

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