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5 avril 2020
Actualité Santé et protection des consommateurs

La résistance aux antimicrobiens et aux infections associées à l’assistance médicale à l’ordre du jour des responsables européens dans le domaine de la santé

Ce jour, le 1er mars 2019, la Conférence « Les prochaines étapes pour faire de l’UE une région de pratiques d’excellence dans la lutte contre la résistance aux antimicrobiens » a eu lieu à Bucarest, sous la Présidence roumaine du Conseil de l’Union européenne.

A la manifestation ont participé des responsables et des experts dans le domaine de la santé humaine, vétérinaire et de l’environnement, en provenance des Etats membres.

Présente aux débats, Sorina Pintea, la ministre de la santé a précisé :

« L’heure est venue d’agir ! Nombre d’infections à bactéries multirésistantes risquent de menacer la vie même. Selon l’OMS, la RAM constitue l’un des 10 premières menaces pour la santé globale en 2019 et dans les années à venir. Il faut agir maintenant, car la période optimale d’intervention s’écoule rapidement. A défaut de mesures immédiates, communes aux secteurs humain, animal et environnemental, toujours plus d’infections toucheront la vie des patients, mais également les systèmes de santé et les économies en Europe et au niveau global. La Présidence roumaine du Conseil de l’Union européenne réaffirme sa décision de lutter contre la résistance aux antimicrobiens (RAM) par des efforts continus à un niveau politique communautaire élevé et elle souligne le besoin critique d’accélérer le développement et la mise en place des plans d’actions nationaux dans les Etats membres, dans le cadre du concept « One Health », et, de ce fait, elle soutient fermement les acquis des mandats antérieurs des autres Etats. Les présidences successives de l’UE ont choisi de se concentrer sur le sujet de la politique relative à la RAM pour maximiser l’impact d’un thème aussi important ».

Les conclusions des débats montrent que, bien que la législation, les règlements et les procédures en la matière existent au niveau européen, il faut encore les respecter et les mettre en œuvre afin de combler les écarts entre les Etats. Il est nécessaire que les Etats membres de l’UE renforcent l’approche « One Health » et y intègrent les volets de la santé humaine, animale et environnementale, les aspects financiers et éducatifs nécessaires pour atteindre les objectifs des plans nationaux d’action.

Les experts et les responsables présents à Bucarest ont souligné l’importance, pour l’avenir, de soutenir la recherche afin d’identifier de nouvelles alternatives dans le domaine de la thérapie antimicrobienne et de mettre en place les mesures nationales visant à réduire la RAM dans le secteur animal et alimentaire, ainsi que à surveiller l’environnement en vue d’évaluer la diffusion de la RAM.

La prévention et le contrôle des infections constituent une priorité dans le domaine de la santé publique, mais des investissements importants sont nécessaires et les Etats membres devraient comprendre que les pays qui investissent dans ce domaine d’une manière adéquate ont beaucoup à gagner en termes de développement économique.

L’amélioration de la communication et la coordination des actions des Etats membres sur les problèmes spécifiques à la RAM, la notification en temps utile et l’échange d’informations destiné à prévenir la diffusion de la RAM, une réponse coordonnée pour aborder la menace de la RAM, le dépistage et les mesures de prévention dans les hôpitaux, destinées aux patients « à haut risque », ce sont quelques-unes des conclusions de la conférence d’aujourd’hui.

La résistance aux antimicrobiens et les infections associées aux soins médicaux constituent un thème qui intéresse particulièrement les Etats membres, alors qu’en Europe la résistance aux antimicrobiens connaît une hausse en raison de l’utilisation irrationnelle des substances antibiotiques. Cela est, pour la Roumanie, l’un des principaux thèmes en la matière, durant la Présidence du Conseil de l’Union européenne.

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