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23 septembre 2019
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Le discours de la Première-ministre Viorica Dăncilă à la cérémonie officielle lors de la Journée internationale dédiée à la mémoire des victimes de l’Holocauste, organisée par le Congrès juif européen

Monsieur le Président,

Excellences,

Mesdames et messieurs,

Je suis très honorée de répondre à l’invitation du Congrès juif mondial de participer, aujourd’hui, à cet événement commémoratif ! Je remercie Monsieur le Président Moshe Kantor de m’avoir invitée, je salue la participation élevée et je suis contente d’apercevoir beaucoup d’amis dans la salle !

Nous marquons aujourd’hui la Journée internationale dédiée à la mémoire des victimes de l’Holocauste, par laquelle on honore la mémoire des victimes qui ont péri dans les années tragiques du siècle passé, une page noire dans l’histoire de l’Europe et du monde entier. En même temps, cette date est extrêmement symbolique du point de vue des efforts internationaux de lutte contre l’antisémitisme et contre toute forme de discrimination, racisme et xénophobie.

Prévenir une telle tragédie doit rester une préoccupation majeure de toute la communauté internationale. Je le dis non seulement de la perspective nationale du Gouvernement que je conduis, mais aussi de la perspective de la Présidence tournante du Conseil de l’Union européenne. Nous nous sommes proposés comme objectif la cohésion des valeurs communes, des valeurs qui nous unissent. La promotion d’une lutte efficace contre le racisme, l’intolérance, la xénophobie, le populisme, l’antisémitisme et le découragement du discours de la haine représentent un des sujets fondamentaux que nous poursuivrons afin de favoriser la solidarité et la cohésion de l’Union européenne.

Je voudrais mentionner que la Roumanie a fait dernièrement, sur le plan interne, des pas importants vers la commémoration des victimes de l’Holocauste et vers la promotion de l’éducation en ce qui concerne l’Holocauste. De cette façon, pendant la période mars 2016 – mars 2017, la Roumanie a exercé la Présidence de l’Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste et elle a appuyé l’adoption de la définition de travail de l’antisémitisme.

Au mois de juin 2018, deux ans après l’adoption de la définition, le Parlement de la Roumanie a adopté une loi spéciale concernant la lutte contre l’antisémitisme, qui définit l’antisémitisme et incrimine la distribution et la promotion des matériaux à contenu antisémite, de même que la promotion d’idées, de conceptions ou de doctrines antisémites.

Le gouvernement de la Roumanie a appuyé et continue à appuyer la consolidation des efforts pour inclure dans les programmes éducatifs la problématique du génocide des roms de la Seconde guerre mondiale et pour assurer des conditions sociales décentes aux derniers survivants roms des déportations en Transnistrie.

On peut dire que la Roumanie, suivant un processus vaste de récupération de l’histoire, achevé par la mise en œuvre des recommandations de la Commission Elie Wiesel, est devenue un modèle régional en ce qui concerne l’appropriation du passé, la condamnation du déni de l’Holocauste et de l’antisémitisme. De cette façon, les générations futures pourront découvrir la vérité sur cette page dramatique d’histoire.

Mesdames et messieurs,

Nous assistons, malheureusement, à une montée préoccupante de l’antisémitisme au niveau européen et mondial, et les attaques récentes contre les synagogues et les membres de cette communauté constituent un phénomène contre lequel nous devons lutter, par des mesures immédiates et efficaces.

Dans ce sens, la responsabilité appartient entièrement et aux hauts dirigeants, aux politiciens, aux leaders d’opinion des États à vocation démocratique, et aux sociétés en question !

Nous saluons les pas réalisés aussi au niveau européen, par l’adoption unanime, le 6 décembre 2018, par les États membres de l’UE d’une Déclaration du Conseil sur la lutte contre l’antisémitisme et la mise en place d’une approche commune en matière de sécurité afin de mieux protéger les communautés et institutions juives en Europe.

Nous soutenons la mise en œuvre de celle-ci, de même que l’adoption au niveau national par un maximum d’États de la définition de travail de l’antisémitisme.

Tel que je le disais, la Présidence roumaine du Conseil de l’UE a fait de la lutte contre l’antisémitisme une des priorités de son agenda. Dans ce sens, le 7 février 2019, j’aurais l’honneur d’ouvrir, toujours à Bruxelles, un événement de la Présidence roumaine, dédié aux politiques et aux actions censées assurer une meilleure protection des communautés juives au niveau européen.

En même temps, pendant le mois de mars 2019, nous organiseront un événement qui se propose de contribuer à l’appui de la lutte contre le déni de l’Holocauste, et qui réunira à Bucarest les représentants des musées gouvernementaux les plus pertinentes d’Europe et non seulement, dans le domaine de l’histoire de l’Holocauste.

Seulement en nous rappelant, nous pouvons apprendre sur l’importance de nos tâches de défense des valeurs fondamentales, propres à toute société européenne démocratique.

C’est seulement par l’éducation et par la commémoration qu’on peut lutter contre toute tentative de déni de l’Holocauste, de même que contre toute tentative d’incitation à l’antisémitisme, à la xénophobie et à l’intolérance.

C’est seulement ensemble, dans une Europe des valeurs communes, qu’on peut écrire l’avenir des nouvelles générations, un avenir dans lequel les erreurs du passé ne se répètent pas.

Je pense que nous devrions tous suivre l’exemple de Viorica Agarici, une « juste parmi les peuples », qui faisant preuve du plus haut degré d’humanisme et d’un courage extrême a aidé les survivants juifs du « Train de l’Holocauste » après le Programme de Iaşi. Un représentant distingué de la communauté juive disait sur Viorica Agarici qu’elle « avait réhabilité l’humanité ».

Je vous remercie !

***

La participation de la Première-ministre de la Roumanie, Viorica Dăncilă, à la cérémonie officielle à l’occasion de la Journée internationale dédiée à la mémoire des victimes de l’Holocauste, organisée au siège du Parlement européen de Bruxelles.

Dans le contexte de la visite qu’elle effectue à Bruxelles, pendant la période 23-24 janvier, la Première-ministre Viorica Dăncilă a participé mercredi, le 23 janvier, à la cérémonie dédiée à la mémoire des victimes de l’Holocauste, organisée par le Congrès juif européen, sous le patronage du président du Parlement européen, Antonio Tajani. A l’événement ont participé de hauts responsables européens, de même que des membres de la communauté juive européenne et internationale.

La première-ministre roumaine a eu une intervention pendant l’ouverture de l’événement, dans laquelle elle a évoqué la mémoire des victimes de l’Holocauste, en soulignant en même temps la nécessité de la consolidation des efforts communs européens et internationaux de lutte contre l’antisémitisme et la prolifération de toute forme de discrimination.

En même temps, la responsable roumaine a présenté l’importance que le Gouvernement de la Roumanie donne aux mesures de lutte contre le racisme, l’intolérance, la xénophobie, de même que contre le discours de la haine, en tant que partie intégrante du programme assumé par la Roumanie dans son mandat à la Présidence du Conseil de l’Union européenne.

La Première-ministre Viorica Dăncilă a mis en évidence les mesures prises pour lutter contre l’antisémitisme, mesures que font de la Roumanie un leader régional de ce processus. Enfin, elle a également souligné l’importance de l’éducation dans la promotion de la tolérance parmi les générations futures, favorisant les modèles d’humanité et de courage et les valeurs communes européennes.

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