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20 février 2019
Actualité

La conférence commune de presse du Président de la Roumanie, Monsieur Klaus Iohannis avec le Président de la Commission Européenne, Monsieur Jean-Claude Juncker

Le Président de la Roumanie, Monsieur Klaus Iohannis, a répondu à la presse vendredi, 11 janvier, au Palais de Cotroceni, durant une conférence de presse commune avec le Président de la Commission Européenne, Monsieur Jean-Claude Juncker.
Par la suite nous vous présentons le transcrit de la conférence commune de presse:

Le Président de la Roumanie, Monsieur Klaus Iohannis:

Monsieur le Président de la Commission Européenne, dear Jean-Claude,

Nous assistons au début de l’année 2019, à un moment particulièrement important qui restera consigné dans l’histoire de notre pays: le lancement de la première Présidence de la Roumanie au Conseil de l’Union Européenne.

Nous sommes honorés, Monsieur le Président Juncker, par votre présence à Bucarest accompagné par le Collège des Commissaires, afin de marquer ce moment!

Avec le Président Juncker et les Commissaires européens nous venons de porter un dialogue ouvert, constructif et intense. Nous avons déjà discuté dans le cadre des débats stratégiques au Conseil Européen, nous avons discuté de nombreuses questions européennes à des maintes occasions et je pense que nous sommes bien préparés pour la période difficile mais passionnante et, pensons-nous, avec des résultats, que nous commençons à présent. Nous considérons que la Commission est un partenaire important et vital, avec lequel nous entretenons un très bon dialogue, un partenaire avec lequel nous partageons l’objectif d’une Europe plus forte, plus unie et plus efficace – et nous parlons ici à la fois au sein de l’Union et sur le plan externe. Ce sera l’objectif vers lequel nos efforts seront dirigés au cours des six prochains mois.

Dans ce contexte, les discussions d’aujourd’hui se sont concentrées sur un certain nombre de dossiers importants de l’agenda européen, mais nous avons aussi discuté d’approches générales, extrêmement importantes pour la période à venir. Lors des discussions que nous avons eues avec le président Juncker et des commissaires européens, nous avons parlé, bien entendu, du Brexit, du budget pluriannuel de la prochaine période, de la migration, de la sécurité européenne et de la manière dont nous allons nous prendre pour construire un agenda stratégique optimiste, réaliste, bon et crédible pour la prochaine période.

A propos de Brexit, je peux vous dire que nous souhaitons tous ceux qui avons parlé aujourd’hui, un retrait dans l’ordre de la Grande Bretagne. Espérons que cela sera le cas. Mais au même temps, nous allons concentrer nos efforts sur la facilitation de l’adoption des mesures proposées par la Commission Européenne afin d’en être surs que l’Union Européenne est préparée de façon appropriée pour tout scénario du retrait de la Grande Bretagne.

Le budget de l’Union joue évidemment un rôle majeur dans le soutien de nos objectifs politiques et, lors des négociations que nous mènerons au cours des six prochains mois, nous chercherons à obtenir des résultats consensuels, équilibrés et adaptés aux réalités que les citoyens d’Europe perçoivent au quotidien.

La Présidence roumaine au Conseil de l’Union Européenne sera pleinement engagée dans ce processus selon l’objectif établi par le dernier Conseil Européen, c’est à dire l’obtention d’un accord politique jusqu’à la fin de l’année 2019.

La gestion de la migration reste un domaine que requiert toute l’attention. Nous avons bien compris qu’on attend de nous de faire part des discussions, de chercher avec les partenaires les meilleures solutions. Concernant notre futur commun, le Sommet informel de Sibiu, du 9 mai, nous considérons qu’il sera un repère pour notre Présidence, mais aussi pour l’Union Européenne dans son ensemble, tenant compte de son rôle important dans la préparation des futures priorités et approches stratégiques pour la période d’après les élections euro-parlementaires.

Nous avons discuté ses questions, nous avons convenu que les orientations tracées à cette occasion concernant l’avenir du projet européen aient un fondement consensuel et répondent aux atteintes des citoyens européens.

Je suis persuadé que les six mois à venir nous offriront l’occasion de travailler ensemble de manière constructive et de développer notre coopération pour atteindre ces objectifs. Personnellement je suis très engagé dans cette démarche importante pour la Roumanie, mais je sais que tout le monde chez nous est très engagé et décidé de faire bonne, très bonne figure, d’obtenir ce que nous ne proposons d’obtenir, la finalisation de nombreux dossier en cours, l’élaboration d’une stratégie viable, crédible pour l’avenir de l’Union Européenne.

Je vous remercie! Monsieur le Président, Mister President.

Le président de la Commission Européenne, Monsieur Jean-Claude Juncker:

Jean-Claude Juncker: Monsieur le Président de la République, cher Klaus, j’aimerais dire très rapidement quelques choses. Nous sommes heureux de nous trouver en Roumanie et j’aimerai remercier le Président et le Gouvernement pour le très chaleureux accueil qui nous a été offert.

Pour moi, la Roumanie n’est pas un pays quelconque, parce que, de point de vue de ma bibliographie, j’ai toujours été près de la voie de la Roumanie vers l’Union Européenne. En décembre 1997 j’étais à Luxembourg le Président du Conseil Européen, qui a permis aux États Membres que nous appelons aujourd’hui les nouvelles États Membres mais qui sont avec nous déjà depuis un bail, qui a donc décidé à l’époque d’ouvrir la voie européenne pour ces pays.

Ces choses semblent maintenant aller de soi, mais il y a eu ensuite un débat assez animé et de nombreux pays se sont mis à battre à la porte de l’Union Européenne. Je ne regrette pas la décision prise à l’époque car je considère que sans la Roumanie l’Union Européenne n ‘est pas complète. Je crois que nous devons beaucoup à la Roumanie, mais la Roumanie aussi, à son tour, doit beaucoup à l’Union Européenne.

Ensuite, plus tard, au nom du Conseil Européen, toujours à Luxembourg, en avril 2005, j’ai signé le Traité d’Adhésion de la Roumanie à l’Union Européenne et je n’ai jamais eu le moindre regret le concernant.

Avec Monsieur le Président nous avons décidé de préparer très bien la rencontre de Sibiu, du 9 mai. Ce sera une réunion dédiée à la stabilité, car jusqu’alors le Royaume Uni aura quitté l’Union Européenne et nous devons montrer à tous, ainsi qu’à ceux qui nous observent depuis l’extérieur, que l’Union Européenne se relance maintenant, qu’elle a un nouveau commencement. C’est une nouvelle étape dans sa longue histoire qui n’a jamais été un long fleuve tranquille.

La Présidence roumaine sera une présidence qui offrira des résultats. À la Commission, nous avons mis sur la table du colégislateur du Parlement Européen et du Conseil, toute une série de propositions législatives, et nous nous attendons que la plus part des dossiers soient conclus avant les élections pour le Parlement Européen.

Cela veut dire beaucoup à faire pour la Présidence roumaine et je m’excuse auprès du Président roumain pour la vitesse à laquelle la Commission a travaillé réussissant à porter à l’attention du colégislateur européen autant d’initiatives législatives.

Ce sera une Présidence qui devra s’occuper aussi des perspectives financières pluriannuelles. La Présidence autrichienne a déjà parcouru la partie technique et c’est maintenant à la Présidence roumaine de continuer sur la voie ouverte, parce que nous ne pouvons pas interrompre maintenant, avant les élections européennes, ce processus, nous ne pouvons pas faire une pause, ni dans l’action ni dans le processus de réflexion, et nous voulons que l’ensemble de ce dossier soit traité avec l’attention et la rapidité qu’il mérite.

En suite, le Brexit, bien sûr, nous sommes en contact permanent, moi, la Commission avec Downing Street, no.10, donc avec le premier-ministre britannique et nous verrons la semaine prochaine quels sont les conclusions tirées par le Parlement britannique en marge des textes proposés. Personnellement j’espère avoir un accord. Je ne souhaite pas une sortie sans accord du Royaume Uni, car ceci serait une catastrophe pour les citoyens britanniques tout comme pour le continent européen.

C’est la raison pour laquelle nous devons faire tous les efforts jusqu’à mardi, jusqu’au vote au Parlement britannique, pour que cet important projet n’échoue pas. Je pense aussi que la Présidence roumaine pourra apporter une contribution très significative en montrant que tous ceux qui prétendent qu’en Europe il y a deux blocs, l’Ouest et l’Est, et il y a une fragmentation interne, de leur montrer qu’ils n’ont pas raison, que l’Europe respire avec ces deux poumons et que l’Europe, pendant la Présidence roumaine et par la suite, peut agir de manière organisée et ordonnée.

Ce serait très bien qu’il y ait une atmosphère et un esprit de consensus dans ce pays, votre pays, permettant à tous – tous les Roumains le disent – de permettre à l’Europe de progresser. Nous ne devons pas exporter les conflits internes vers l’Europe, pas plus que nous ne pouvons nous engager dans une polémique dépourvue de sens et sans but, car cela entraînera de nombreux problèmes internes et externes.

La Roumanie veut se faire utile à l’Europe, raison pour laquelle elle doit établir en interne les conditions préalables lui permettant d’avoir une Présidence réussie. C’est pourquoi je pense que pour la première Présidence roumaine, il y a toutes les chances d’être une grande Présidence.

Je vous remercie!

Session de questions et réponses:

Journaliste: Pour les deux présidents. Au sujet de la stratégie concernant les Balkans occidentaux. À présent se déroule, en ce qui concerne le nom de la République de Macédoine, la dernière phase du processus, qui se passe au Parlement. Ce problème a été résolu, mais quel est le plan B, si toutefois le problème ne sera pas résolu, pouvons-nous attendre encore dix ans pour établir la perspective européenne des pays des Balkans occidentaux et que pouvons-nous faire? Que peut-on faire? Quelles solutions avez-vous dans ce cas?

Le président de la Commission Européenne, Monsieur Jean-Claude Juncker: En ce qui concerne le problème du nom de l’ancienne République de Macédoine, je suis impressionné par le courage des deux Premiers Ministres. Ils assument cette responsabilité dans l’histoire et j’aimerai que ce processus aboutisse avec succès dans les délais prévus. Je ne peux qu’exhorter les deux Gouvernements, les deux Premiers Ministres et les deux Parlements à faire ce que l’histoire leur demande de faire.

Le Président de la Roumanie, Monsieur Klaus Iohannis: Les Balkans occidentaux occupent une région qui se trouve dans notre proximité immédiate et même indépendamment de leur localisation géographique, nous en sommes concernés et intéressés. La Roumanie est convaincue que la place de cette zone est à nos côtés. Évidemment, cette affirmation d’ordre général nécessite une mise en pratique qui parfois se prouve assez complexe, mais cette question que vous venez de mentionner je la vois exactement de la même façon que le Président Juncker et j’espère qu’elle progresse vite et bien pour résoudre un des problèmes qui, parlant très franchement, a rendu impossible un progrès substantiel qui aurait pu être réalisé.

Journaliste: J’ai une question pour le Président de la Commission Européenne. Durant votre discours d’hier soir de l’Athénéé vous aveq dit que pour la Commission Européenne il n’ya pas lieu de compromis dans le respect de l’état de droit et de la démocratie. Pouvez-vous nous dire plus précisément à quoi vous avez fait référence et si, par exemple, un acte normatif de grâce et d’amnistie, qui est intensément discuté sur la scène politique roumaine, constituerait un tel compromis et avec quelles conséquences? Et pour Monsieur le Président Iohannis, si vous craignez que les différends concernant la justice à Bucarest puissent affecter de quelque manière que ce soit l’exercice de la Présidence.

Le président de la Commission Européenne, Monsieur Jean-Claude Juncker: À ce sujet, chère Madame, j’ai voulu faire un rappel des règles européennes. Il s’agit du respect absolument nécessaire de l’état du droit. J’ai dit que l’Europe est aussi faite de compromis, mais il ne doit pas y avoir de compromis sur les questions essentielles, car ces questions essentielles seraient affectées de manière négative si une amnistie était accordée, comme certains de vos concitoyens le souhaitent, si elle deviendrait effective. Ce serait un pas en arrière.

Le Président de la Roumanie, Monsieur Klaus Iohannis: Vous savez très bien que pour moi, l’état de droit en Roumanie n’est pas négociable, et j’ai réitéré cette position maintes fois et je reste à mon opinion.

La discussion sur les lois de la justice et les Codes de Roumanie est une discussion compliquée qui se poursuit depuis deux ans déjà, et j’espère que toutes les personnes impliquées ont la sagesse de mener cette discussion à une fin qui correspond non seulement à mes attentes, que vous connaissez, mais qui correspond aux attentes des roumains, aux attentes exprimées par la Commission de Venise et aux attentes exprimées par le GRECO.

Nous ne pouvons pas construire en Roumanie un système de justice incompatible avec les autres systèmes de justice d’Europe. De plus, en rejoignant l’Union européenne, nous voulions faire partie d’un espace de valeurs et nous voulons en y rester. Cet espace de valeurs, évidemment, comprend aussi les principes et les règles de base d’un état de droit.

C’est une discussion que nous allons continuer en Roumanie et je ne vais pas réfuter ces valeurs et ces principes!

D’autre part, cette discussion, comme nous l’avons tous constaté, n’améliore malheureusement pas l’image de la Roumanie et c’est un problème à prendre en compte.

Mais en ce qui concerne les affaires européennes, je suis convaincu que nous trouverons, avec le Gouvernement, les moyens appropriés pour atteindre les objectifs que nous nous sommes proposés au cours de cette Présidence semestrielle au Conseil de l’Union Européenne. Les questions de politique interne ne doivent pas affecter les mesures que nous prenons dans le cadre de la Présidence, et ceci, je crois, a été très bien compris par toutes les parties.

Journaliste: Monsieur Juncker, vous avez parlé des contactes avec la Première-Ministre britannique. Vous pouvez nous en dire plus car Madame May a subi une défaite douloureuse à la Chambre des Communes mardi et a besoin de davantage d’assurance de la part de l’Union Européenne, notamment en ce qui concerne la solution de backstop et le caractère temporaire de cette solution? Vous pouvez nous dire quelles assurances vous allez lui offrir? Il y a t-il une lettre? Que fera la Commission Européenne si le vote ne se passe pas bien?

Le président de la Commission Européenne, Monsieur Jean-Claude Juncker: Je ne veux pas me lancer dans des spéculations maintenant, ni en ce qui concerne la réciprocité. La Commission a dit qu’il n’y aura pas des renégociations. J’ai dit que nous pouvons offrir des clarifications. Bien sûr que nous sommes en contact avec le cabinet du Premier Ministre britannique, mais ne confondez pas ceci avec une renégociation, surtout en ce qui concerne le backstop. Je ne pense pas qu’il serait sage de ma part de m’exprimer maintenant sur tous les détails des discussions en cours. Vous saviez très bien avant de poser la question que je vous donnerais cette réponse. Laissez-moi faire mon travail.

Je pourrai devenir très visible d’un moment à l’autre si je rentrerai dans les dessous de votre question, mai je ne crois pas que c’est dans votre intention de me rendre populaire. Je vais m’opposer à cette tendance.

Journaliste: Monsieur le Président Juncker, dans votre discours sur l’état de l’Union, vous avez toujours dit qu’il ne pouvait y avoir au niveau de l’Union des citoyens de première et de deuxième classe – en d’autres termes, que le double standard au niveau de l’Union devait être éliminé. Concrètement, que pouvez vous faire dans la partie de mandat qu’il vous en reste concernant deux situations de double standard: d’une part, le fait que la Roumanie et la Bulgarie ne font pas partie de l’Espace Schengen – je sais que vous en avez parlé mais quelle est votre contribution spécifique à ce sujet – et, d’autre part, le fait que la Roumanie et la Bulgarie sont les seuls États de l’Union Européenne soumis à un mécanisme de coopération et de vérification? Concrètement, comment pouvez vous éliminer ces deux exemples de double standard?

Aussi, Monsieur le Président Iohannis, que pouvez vous faire, peut être avec le Gouvernement de la Roumanie, à ce sujet?

Le président de la Commission Européenne, Monsieur Jean-Claude Juncker: Lorsque je me suis présenté, timidement et modestement, le 14 juillet 2014, devant le Parlement Européen, pour demander aux députés européens mon investissement, j’ai dit que durant le mandat de ma Commission, nous allons procéder de telle façon que la Roumanie devienne membre de l’Espace Schengen, et je ne vois pas pourquoi elle ne deviendrait pas.

En ce qui concerne le MCV, j’ai dit que j’aurais voulu que durant notre mandat ce mécanisme soit conclu. Mais il faudra étudier attentivement les observations faites récemment par la Commission en ce qui concerne la Roumanie. J’ai discuté avec le Gouvernement sur la question.

Le Président de la Roumanie, Monsieur Klaus Iohannis: Devenir membre ou partie de l’Espace Schengen est un désir que nous avons eu dès le début. Et nous avons œuvré dans cette direction.

Initialement, Schengen a été un accord à conditions et nous les avons accomplis, en 2011 nous les avons accomplis. Mais puisque l’acceptation dans l’Espace Schengen dépend du vote de tous les membres de l’Espace Schengen, les premières questions et les premiers problèmes ont commencé à apparaître et, depuis, bien que nous ayons rempli toutes les conditions fixées par l’Accord de Schengen, la Roumanie et la Bulgarie aussi, n’ont pas été acceptées dans l’Espace Schengen.

Nous essayons depuis de convaincre nos amis et nos partenaires que la Roumanie est un pays sérieux, sûr, qui respecte les règles imposées par l’Espace Schengen et qui s’appuie sur les valeurs de l’Union Européenne. Le progrès se laisse encore un peu attendre mais, personnellement, je n’ai pas abandonné et je continuerai à parler à tout le monde pour les convaincre que la Roumanie ne veut pas être dans l’Espace Schengen comme un problème, mais la Roumanie vient dans l‘Espace Schengen en tant que part de la solution visant à améliorer la sécurité dans l’Espace Schengen.

En ce qui concerne le MCV, j’ai déjà porté – je me rappelle très bien – une première discussion avec le Président Juncker après mon élection en tant que Président en janvier 2015, et un de mes premiers sujets discutés à l’époque a été le MCV. Nous avons été tous les deux d’accord que la variante optimale est de finaliser le MCV jusqu’à la clôture du mandat de la Commission Juncker.

Nous devons évidemment jouer notre rôle, en particulier le Gouvernement et le Parlement – nous devons trouver les meilleures solutions pour satisfaire aux conditions négociées sur le MCV. Si tel est le cas, je suis optimiste sur le fait que nous avons des chances d’en finir avec le MCV.

Je vous remercie à tous et je vous souhaite une bonne journée!

Monsieur le Président, Jean-Claude, merci beaucoup!

Le président de la Commission Européenne, Monsieur Jean-Claude Juncker: Merci beaucoup! Mersi frumos!

 

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