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19 mai 2019
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La conférence commune de presse du premier-ministre Viorica Dăncilă et du Président de la Commission Européenne, Jean-Claude Juncker

Viorica Dăncilă: Bonjour! Je salue la présence à Bucarest de Monsieur Jean-Claude Juncker, Président de la Commission Européenne, la présence du Collège des Commissaires dans un moment particulièrement important et attendu par notre pays, le lancement de la Présidence de la Roumanie au Conseil de l’Union Européenne.

La visite récente du Gouvernement de la Roumanie à Bruxelles, en décembre de l’année dernière, a constitué une bonne occasion de renforcer notre coopération. Il est à présent le tour du Collège des Commissaires de nous rendre visite à Bucarest et d’approfondir les discussions sur les priorités et objectifs concrets que nous avons fixés pour ce semestre de présidence. Au même temps, la visite d’aujourd’hui est également un moment symbolique pour la Roumanie, qui ouvre la voie à notre coopération dans une nouvelle perspective, celle de Présidence au Conseil de l’Union Européenne. À ce titre, nous continuerons à travailler ensemble pour atteindre l’objectif commun de renforcement du projet européen.

Lors de la réunion d’aujourd’hui avec le président Juncker, j’ai réitéré ma confiance en une coopération étroite et un dialogue constructif afin de poursuivre la bonne coopération que nous avons eue avec la Commission Européenne durant ces derniers mois. J’ai également exprimé l’espoir que nos efforts communs et notre soutien mutuel faciliteront l’obtention des résultats souhaités à l’issue du mandat de notre Présidence du Conseil de l’Union Européenne et, bien entendu, à la fin du mandat de l’actuelle Commission européenne.

L’approche constante et les initiatives prises par la Commission Européenne pour parvenir à une union plus forte et plus efficace, arrivant à des résultats tangibles pour tous les citoyens européens, correspondent pleinement à la vision et aux objectifs que nous souhaitons promouvoir durant notre Présidence au Conseil de l’Union Européenne. J’ai assuré Monsieur le Président Juncker que nous allons maintenir cette approche.

Nous sommes pleinement conscients des enjeux, en particulier dans ce paysage européen en mutation, et nous sommes fermement résolus à contribuer, en tant que facilitateur de consensus, par des actions concrètes visant à promouvoir une Europe plus unie et plus cohérente.

Une telle approche est nécessaire, d’autant plus que nous gérons un agenda européen avec une très grande complexité des thèmes du moment. Les débats concernant l’avenir de l’Europe, les futures élections au Parlement Européen, la négociation du Cadre Financier Pluriannuel 2021-2027 et le Brexit ne sont que quelques uns des éléments et événements majeurs définissant le cadre d’action de notre Présidence au Conseil de l’UE.

Je tiens à rassurer Monsieur le Président Juncker de Notre détermination à contribuer à l’obtention des résultats positifs, à renforcer l’unité de l’UE et à relever les défis auxquels l’Union Européenne est actuellement confrontée.
Nous sommes à la fois réalistes et pragmatiques. Nous présiderons le Conseil de l’UE lors de la fin de la législature européenne – ce sera la dernière présidence avant les élections au Parlement Européen en mai, la dernière présidence avant la fin du mandat de la Commission actuelle – et nous nous concentrerons sur la continuité de l’agenda européen constituant le fondement pour la transition vers le futur Parlement Européen et la future Commission Européenne.

Les discussions portées aujourd’hui entre les membres du Gouvernement de Roumanie et les membres du Collège des Commissaires ont été structurées autour de trois sections thématiques de débat, organisées en parallèle et qui ont permis d’approfondir les dossiers prioritaires de l’agenda européen.

Durant la première session thématique dédiée au Marché Interne – croissance, compétitivité, innovation et numérique, ont été abordés une série de dossiers et politiques subsumées à l’objectif du renforcement du Marché interne de l’Union Européenne. Cet objectif constitue un des paliers les plus importants de notre action commune. Ont été discutées des questions liées à la vision à long terme du Marché Unique et de la politique industrielle, à l’avancement des négociations sur le programme d’éducation Erasmus ou au paquet sur la mobilité, ainsi qu’aux initiatives législatives visant à finaliser le Marché Unique Numérique.

Les discussions du deuxième groupe thématique ont porté sur les aspects de la convergence économique et sociale, de la cohésion et de l’inclusion, en se concentrant sur les dossiers sectoriels visant à renforcer l’Union Économique et Monétaire, à mettre en œuvre le Pilier Européen des Droits Sociaux et à la promotion de la mobilité, de la libre circulation dans le Marché intérieur de l’UE.

Une attention particulière a été accordée aux discussions en marge du futur Cadre Financier Pluriannuel 2021-2027, un des dossiers prioritaires pour la Présidence roumaine au Conseil de l’UE, étant donnée l’importance que ce dossier comporte pour l’avenir de l’Union et des politiques européennes, ainsi que la politique agricole commune ou la politique de cohésion.

La troisième session thématique s‘est concentrée sur la dimension de l’Europe en tant qu’acteur global, défense, sécurité UE, migration et justice. Il a été souligné que l’avancement de la politique d’élargissement, la participation active de l’Union dans la région des Balkans occidentaux et la le maintien de l’attention accordé au Partenariat Oriental seront des priorités de la Présidence roumaine au cours de son mandat.

La nécessité de poursuivre les efforts pour identifier des solutions consensuelles aux défis du phénomène de la migration, a également été réitérée, notamment en élaborant une politique d’asile modernisée au niveau de l’UE.
En ce qui concerne la sécurité à l’intérieur de l’UE, nous continuerons d’œuvrer de manière cohérente au renforcement des frontières extérieures et à la mise en œuvre des instruments de sécurité interne de l’UE. Nous allons continuer les discussions thématiques par un déjeuner de travail en format plénier entre les membres du Gouvernement de Roumanie et les membres du Collège des Commissaires, ce qui permettra de passer en revue les principales conclusions et idées qui ont émergé du dialogue d’aujourd’hui. Nous chercherons également à identifier les meilleurs moyens de progresser et d’obtenir des résultats à travers tous ces niveaux d’action. Nous avons souligné le fait que la Roumanie remplit tous les critères techniques pour adhérer à l’espace Schengen et que nous souhaitons qu’un accord politique à ce sens soit trouvé dans les six mois de la présidence tournante.

Nous aurons également un déjeuner de travail à plein temps entre les membres du gouvernement de la Roumanie et les membres du Collège des Commissaires qui ont permis de passer en revue les principales conclusions et idées qui ont émergé du dialogue d’aujourd’hui.

Nous chercherons également à identifier les meilleurs moyens de progresser et d’obtenir des résultats à travers tous ces niveaux d’action. En mon nom personnel et au nom de tout le Gouvernement roumain, je voudrais remercier encore une fois M. le Président Juncker et l’ensemble du Collège des Commissaires pour l’ouverture, le dialogue constructif et la coopération, l’excellente coopération que nous avons eue jusqu’à présent et j’espère que nous aurons l’occasion de la développer davantage au cours des six prochains mois.

Moderateur: Nous vous remercions, Madame la première-ministre! Par la suite parle le Président de la Commission Européenne, Monsieur Jean-Claude Juncker.

Jean-Claude Juncker: Madame la première-ministre, chère Viorica, Mesdames et Messieurs! Je cours d’une conférence à l’autre et toute la matinée je me suis posé la question suivante: que vais-je dire encore à la prochaine conférence de presse, car j’ai déjà tout dit à la première. Eh bien, premièrement je vais vous dire que nous, les commissaires, nous sommes traités comme des princes ici, à Bucarest. Tout est parfaitement organisé, ce qui promet pas mal pour la suite des événements.

Je me suis entretenu avec Madame la première-ministre dans une entre vue bilatérale, tout à l’heure. D’ailleurs c’est la quatrième rencontre de ce type que j’ai avec Madame la première-ministre durant ces derniers mois, ce qui prouve que je m’intéresse fortement à ce qui se passe en Roumanie et, bien entendu, à ce qui se passe au niveau européen.

Lorsque Madame la première-ministre a présente les priorités de la Présidence roumaine, vous avez vu qu’il s’agit d’un programme de travail qui correspond parfaitement aux intentions de la Commission. Donc, de ce point de vue, techniquement il n’y a aucune difficulté dans la relation entre la Roumanie et la Commission.

J’aimerais insister sur plusieurs points. Premièrement, si je pourrais faire un vœu, ce serait qu’au cours du mandat de cette Commission, la Roumanie entre dans l’Espace Schengen. Je vois aucune raison pour laquelle certains gouvernements refusent obstinément ceci.  Nous sommes en contact avec les plus récalcitrants et nous essayons de les persuader à dire OUI pour l’adhésion de la Roumanie à l’Espace Schengen. Devant le Parlement Européen, en 2014, je me suis engagé de mettre fin au mécanisme de coopération et de vérification et je reste fidèle à cette promesse, à condition que, en reste, tous les efforts soient faits au niveau de la Roumanie ainsi qu’au niveau européen pour que les choses se passent en bonnes conditions. Et j’aimerais aussi conclure mon mandat faisant de la Roumanie un membre de l’Espace Schengen et qu’il en soit fini avec le Mécanisme de Coopération et de Vérification.

C’est un programme de travail chargé, lié aux propositions faites durant les dernières années, les co-législateurs ont encore 248 propositions législatives non-finalisées et, sous la Présidence roumaine, avec le Parlement Européen, Je voudrais essayer avant le début de la pause du Parlement européen avant les élections, c’est-à-dire avant le 18 avril, j’aimerais que la plupart ou une partie essentielle de ces propositions législatives soient adoptées en codécision du Parlement et du Conseil.

Madame la première-ministre a affirmé en maintes occasions qu’elle a l’intention d’accélérer le travail au niveau législatif. Il reste très peu de temps, car le Parlement Européen conclura ses travaux le 18 avril et, du 18 avril à la fin de la Présidence il n’y a plus grande chose à faire au plan législatif. Donc, il va falloir profiter au maximum des quelques semaines qui restent jusqu’aux élections européennes pour que le programme législatif avance .
Aussi, à propos du Cadre Financier Pluriannuel, après une Présidence autrichienne qui a fait un travail remarquable au plan technique, il faudra que le Gouvernement de la Roumanie dirige les travaux de telle façon à faire des progrès le plus rapidement possible sur ce dossier. Je parle de l’expérience en disant que c’est un des plus difficiles dossier qu’une présidence ait à résoudre. Puisque je suis passé par ce processus, je sais combine cette tâche est difficile.

J’aimerai aussi que durant la Présidence roumaine nous adoptions, au niveau du Conseil et du Parlement, quelques directives concernant la migration et l’asile. Nous avons proposé sept directives; cinq sont presque au point d’être finalisées et l’espère que nous allons pouvoirs adopter au moins ces cinq, laissant de côté les deux les plus difficiles. Si nous voulons combattre les mouvements secondaires, il faut que le Parlement et le Conseil adoptent les directives en question.

Cela reste valable aussi concernant la défense des frontières externes. La Commission a fait une proposition, affirmant que le nombre de policiers de frontière et gardes-côte doit atteindre les 10.000. On nous explique à présent que ce n’est pas possible, mais au début on nous a dit que la Commission est trop modeste dans sa proposition, trop timide. J’espère que la Présidence roumaine accélère les travaux et que nous ne laissions pas abattre de notre voie par ceux qui ont plein de bonnes idées mais, lorsqu’il s’agit de les mettre en pratique, ils se retirent des débats nécessaires.

C’est la troisième fois que je viens en Roumanie, depuis mon mandat, et j’aimerais que les problèmes et les litiges internes en Roumanie cessent. Au moment où l’on préside l’Union Européenne on doit oublier, mettre entre les parenthèses, les problèmes de politique interne. Et Madame la première-ministre nous a confirmé que la Présidence roumaine au Conseil de l’UE ne sera pas ternie par d’autres problèmes. J’ai toute la confiance dans la capacité de Madame la première-ministre de bien diriger les travaux du Conseil. Je sais qu’elle tient aux idéaux, aux idées européennes.

Donc, Viorica, j’ai confiance en toi que tu feras le nécessaire pour que l’Europe puisse progresser. Merci!

Moderateur: Je vous remercie, Monsieur le Président! Nous pouvons, à présent, prendre les questions de la presse. Étant donné l’emploi du temps très serré, il y aura quatre questions – deux questions pour la presse nationale et deux questions pour la presse internationale.

Reporter: Bonjour! Une question pour Monsieur Juncker: à quel point vous considérez inquiétants les messages anti-européens récemment apparus dans l’espace roumain et que peuvent-ils faire pour les combattre, d’une part la Commission Européenne et les autres institutions européennes, et de l’autre part que devraient faire les autorités roumaines pour que ces messages ne conduisent pas à une vague d’euroscepticisme? La même question pour Madame la première-ministre: que serait il à faire pour ne plus avoir des messages anti-européens ni les conséquences de ces messages ? Merci!

Jean-Claude Juncker: Le gouvernement roumain le sait et le peuple roumain l’apprendra bientôt qu’il faut travailler ensemble avec la Présidence roumaine comme un couple parfait et je suis persuadé que Madame la première-ministre contribuera dans une très grande proportion à cela. Je ne suis jamais surpris lorsque la Commission est attaquée, ça c’est la règle. La Commission, d’une certaine façon, doit s’occuper de tous les problèmes qui surgissent et j’aimerais qu’en Roumanie on ne considère plus qu’il y a deux Europes, c’est à dire l’Europe soi-disant Occidentale et l’Europe de l’Est, c’est à dire les États Membres ayant joint l’UE dès 2004.

J’aimerai que la Présidence roumaine soit celle durant la quelle on pourra prouver, une fois pour toutes, que l’Union Européenne ne doit plus avoir un traitement différencié envers les États Membres. La Commission, le Parlement Européen, leurs membres parlent en nuances sur ce que se fait dans les États membres et peut être quelque fois on considère ceci un signe de division, mais en faite la Commission, sans exception, considère tous les États Membres égaux.

Viorica Dăncilă: Oui. Je pense que les messages anti-européens n’ont pas d’écho dans la population si les institutions européennes, si Bruxelles donne les réponses adéquates aux défis auxquels nous nous confrontons. Pour cette raison nous avons l’intention que, à côté de la Commission, à côté du Conseil, nous donnons des réponses aussi proches que possible des citoyens, afin de montrer que la seule voie est la voie pro-européenne. Un message anti-européen reste uniquement un message, si les citoyens se retrouvent dans les politiques provenant du niveau européen. Je pense que la manière dont nous répondons aux défis existants est très importante, tout comme la manière dont les citoyens européens se retrouvent dans les politiques que nous allons adopter. Voilà ce qui rendra sans réponse tout message anti-européen.
C’est ce que nous proposons, raison pour laquelle dans le programme de la Présidence roumaine au Conseil de l’Union Européenne, nous avons choisi la cohésion comme valeur commune européenne, justement pour avoir la même réponse, le même traitement pour tous les États Membres de l’UE et pour tous les citoyens européens. Afin de freiner l’extrémisme, afin de ne plus donner occasion à des nouvelles réactions anti-européennes, je pense aussi qu’il faut nous mobiliser et il faut réagir adéquate, la réponse que les citoyens roumains, les citoyens européens attendent de nous. À mon opinion, c’est cela la voie qu’il faut suivre.

Reporter: Pour Monsieur le Président Juncker, en premier. Monsieur le Président, vous déclariez à la fin du mois de décembre pour un quotidien allemand „Je pense que l’exécutif de Bucarest n’a pas bien compris ce que signifie de présider l’Union Européenne”. Pensez-vous que vous avez parlé trop vite, étant données les discussions d’hier soir et de ce matin à Bucarest avec les partenaires roumains? Est-ce que vous maintenez toujours cette déclaration et peut-être souhaitez-vous l’expliquer à cette occasion? Et si on parle des explications, plus tôt vous disiez que, à présent, votre souhait est que, durant le mandat de cette Commission, la Roumanie soit reçue au Schengen et que vous êtes en contact avec les premiers et les États qui sont, à présent, un peu plus obstinées. Concrètement, comment allez-vous convaincre les Pays-Bas et le premier hollandais d’accepter la Roumanie dans l’Espace Schengen? Je vous remercie!

Jean-Claude Juncker: Je n‘ai pas l’habitude de faire des déclarations sur des déclarations données précédemment. J’ai discuté ouvertement avec la publication allemande et vous avez, d’ailleurs, vous-même répondu à la question mettant l’accent sur les efforts nécessaires pour avoir dans ce pays un consensus national à la veille du lancement de la Présidence, ce qui s’est passé le 1er janvier, et suite aux discussions eues avec Madame la première-ministre je suis tranquille; comme d’ailleurs après la discussion avec Monsieur le Président de la République. J’ai confiance que les problèmes internes ne seront pas réfléchis au niveau européen, car ceci serait dommage. Mais après les discussions que j’ai portées y compris avec le président du Sénat et le vice-président de la Chambre des Députés, je suis persuadé que ce message a été bien compris. Pour la deuxième question à propos de Schengen, je vais vous prier de suivre ce que j’ai dit durant la conférence de presse avec Monsieur le Président. J’ai répété ce que j’affirme depuis 2014, que la Roumanie doit faire part de l’Espace Schengen et je ferai tout pour que, durant le mandat de cette Commission, cela arrive. Et à propos des Pays-Bas, oui, je porte un dialogue permanent avec l’Hollande et les autres pays, en leur disant que la Roumanie a accompli tous les critères techniques pour adhérer à l’Espace Schengen. Le premier hollandais sait cela et j’attends de lui de faire des progrès, en Hollande comme ailleurs à ce sujet.

Reporter: Bonjour! J’ai une question à propos de la migration. Dernièrement, certain États Membres ont reçu 49 migrants, après que les États Membres se sont disputés leur prise en charge. Que serait-il à faire dans des tels cas par la reforme, biensûr, du Règlement de Dublin? Et relatif à ce problème, ayant en vue les élections euro-parlementaires, hier, Monsieur le Premier- Ministre hongrois, Monsieur Orbán, a affirmé qu’il aimerait que, dans leur majorité, les partis qui entreront au Parlement Européen soient des partis opposés à la migration. Vous croyez qu’une telle majorité pourrait voir le jour?

Jean Claude Juncker: Pour la première question, si les États Membres auraient adopté en dû temps toutes les propositions concernant la migration faites par la Commission nous en seront pas là à présent. Chaque semaine, chaque jour je m’occupe de ce problème et je salue les efforts du Gouvernement roumain, du premier-ministre roumain qui a accepté quelques migrants et réfugiés sur le territoire national. C’est une décision qui fait honneur à la Roumanie. Concernant la déclaration que vous attribuez à Monsieur Orbán, je crois que je la vérifierai avant de me prononcer.

Reporter: Une question pour Madame la première-ministre de la part de „The Times”. La fenêtre législative pour le Cadre Financier Pluriannuel est assez étroite, étant donné le contexte de ces négociations, car un contributeur majeur sera perdu. De quelle façon sera abordé ce problème? Si la cohésion est un domaine central, un aspect central de votre Présidence, comment allez-vous promouvoir la cohésion dans le contexte du CFP? Dans le contexte où des contributeurs nets tels que les Pays-Bas refusent simplement de contribuer davantage pour combler le trou laissé par le Brexit?

Viorica Dăncilă: Je sais que les points de vue divergent sur le Cadre Financier Pluriannuel et, dans mon discours, j’ai même souligné que, selon la manière dont nous traitons le Cadre Financier Pluriannuel, il sera reflété dans la politique de cohésion, la politique agricole commune, des politiques traditionnelles de l’Union Européenne. Comme on le sait, le dernier Conseil Européen a décidé d’avoir un accord politique sur le CFP au mois d’octobre. Nous ne devons pas attendre le mois d’octobre. Nous devons prendre en compte des petits pas à faire, petits mais solides, pour obtenir cet accord politique. Et en ce qui nous concerne, en tant que Présidence tournante, non seulement le moment où nous aurons cet accord politique, mais aussi ce que le CFP contiendra, car nous pouvons parvenir à un accord politique plus rapidement mais sans refléter ce que nous voulons tous: une politique de cohésion forte, politique agricole commune forte et qui seront représentatives pour les autres politiques aussi, et je parle ici de la politique de défense, de la politique de migration que vous venez de mentionner, du marché unique, du terrorisme et d’autres politiques d’intérêt européen. Donc, pour nous le contenu du CFP est important bien plus que le temps nécessaire pour obtenir l’accord politique. Bien entendu, pendant les six mois nous aurons des discussions avec tous les États Membres, nous serons des médiateurs impartiaux et nous essaierons d’obtenir un consensus au sujet du Cadre Financier Pluriannuel.

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