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15 octobre 2019
Actualité

Réunion de la Conférence des présidents du Parlement européen et du Gouvernement de la Roumanie

Entretien du Premier ministre Viorica Dăncilă avec le président du Parlement européen Antonio Tajani

Discours du Premier ministre Viorica Dăncilă lors de la réunion de la Conférence des présidents du Parlement européen et du Gouvernement de la Roumanie

Viorica Dăncilă: Monsieur le président du Parlement européen, Antonio Tajani, Messieurs les présidents de groupes politiques, hauts fonctionnaires européens, bienvenue en Roumanie, bienvenue au Gouvernement de la Roumanie ! Nous apprécions votre présence aujourd’hui, à l’occasion du Centenaire, année au cours de laquelle la Roumanie célèbre les 100 ans de la Grande Union, année au cours de laquelle la Roumanie célèbre les 100 ans de la Grande Union. Nous nous réjouissons de votre présence parmi nous, lors de la première visite en Roumanie avant le début de la Présidence du Conseil de l’Union européenne, le 1er janvier 2019. Les discussions que nous aurons aujourd’hui porteront sur des sujets importants pour l’Union européenne, mais également sur d’autres sujets concernant principalement la préparation de la Roumanie à assumer la Présidence du Conseil de l’Union européenne. Je pense qu’ils apporteront une valeur ajoutée tout en nous aidant à dégager des points communs tant concernant la future Présidence du Conseil de l’Union européenne qu’au Parlement européen. Je tiens à vous assurer, dès le début, que la Roumanie est prête à assumer la Présidence du Conseil de l’Union européenne. Nous sommes préparés tant des points de vue organisationnel et logistique que du point de vue du programme que nous avons pour assumer la Présidence.

Photo de famille

Déclarations de presse conjointes du Premier ministre Viorica Dăncilă et du président du président du Parlement européen, Antonio Tajani

Viorica Dăncilă: Bonjour. Nous avons le plaisir d’accueillir aujourd’hui à Bucarest le Président du Parlement européen, Antonio Tajani, à la Conférence des présidents, qui comprend tous les dirigeants des groupes politiques du Parlement européen, ainsi que de hauts fonctionnaires européens. Cette réunion fait partie de la série de réunions précédant le 1er janvier 2019, le début de la Présidence du Conseil de l’Union européenne par la Roumanie. J`ai assuré nos invités, j`ai assuré le président Antonio Tajani, que nous sommes prêts à assumer la Présidence, que nous respectons le calendrier tant en termes de formation organisationnelle et logistique, que le programme de Présidence du Conseil de l’Union européenne. Le programme sera adopté, la forme finale sera bientôt votée au Parlement roumain. Je l`ai assuré que la Roumanie vise à exercer une présidence ambitieuse mais aussi réaliste. Je dis ambitieuse parce que nous voulons apporter une réponse positive aux défis existants au niveau européen, en proposant de résoudre autant de dossiers que possible de la table de travail de la Présidence mais en même temps, réalistes, car cela et beaucoup de ces défis ne dépendent pas seulement de la Roumanie, ils dépendent d’un accord politique, d’une codécision entre les institutions européennes, je parle du Parlement européen, de la Commission européenne et, bien entendu, du Conseil européen. Nous avons parlé des principaux défis au niveau européen. Et je parle du Brexit, de l’avenir de l’Union européenne après le Brexit et, à cet égard, j’ai évoqué le sommet de Sibiu du 9 mai 2019, les défis liés au cadre financier multilatéral et, en ce sens, les discussions auont lieu lors du prochain Conseil européen de décembre sur des questions liées aux politiques traditionnelles, à la politique de cohésion et à la politique agricole commune, mais on mettra également au premier plan les aspects de la politique de défense, de la politique de sécurité, des migrations et du terrorisme , problèmes de la jeunesse.

J`ai souligné que la Roumanie sera un médiateur impartial et un facilitateur de consensus. Elle sera très ouverte au dialogue, à la coopération avec les institutions européennes, à une coopération constructive avec tous les groupes politiques. Nous devons donner une réponse attendue par les citoyens européens, une réponse fondée sur la réalité européenne, des réponses qui unissent et ne divisent pas l’Europe, et nous ne pouvons le faire qu’ensemble. Étant donné que l’agenda stratégique 2014-2019 s’achève pendant la Présidence tournante du Conseil de l’Union européenne exercée par la Roumanie, les attentes sont très grandes et les réponses que nous donnerons sont celles que toutes les institutions européennes attendent, que tous les États membres attendent, les réponses attendues des citoyens européens. En ce qui concerne le programme de la Présidence, j’ai indiqué que nous nous focaliserons sur quatre piliers principaux: une Europe cohérente, la sécurité de l’Europe, un renforcement du rôle de l’Europe dans le monde, mais en même temps la promotion des valeurs européennes. Dans le même temps, nous attacherons une attention particulière aux Balkans occidentaux et au Partenariat oriental. Dans notre programme, nous attacherons une attention particulière à la Stratégie pour le Danube, en particulier depuis que la Roumanie a pris la présidence du SUERD, depuis le 1er novembre de cette année. Il y a de nombreux problèmes. Nous savons qu’il existe plus de 200 dossiers législatifs et non législatifs à la table de travail de la Présidence, dans l’attente d’une réponse positive. J’ai souligné, en ce qui concerne ces dossiers, que chaque ministère sait quoi faire, sait à quel dossier il travaille, sait qu’il doit se rendre au trilogue conjointement avec la Commission et le Parlement et qu’il y a des priorités parmi ces dossiers. Pour nous, c’est un examen. La Roumanie exerce pour la première fois la Présidence du Conseil de l’Union européenne. Nous espérons que cet examen sera un succès et que notre succès ne concernera pas que la Roumanie, il concernera l’ensemble de la construction européenne, ce sera celui de toutes les institutions européennes. Pour cela, je tiens à remercier d’avance le président du Parlement européen, Antonio Tajani, pour l’ouverture, l’ouverture pour le dialogue, pour son soutien. Je tiens à remercier la Commission européenne de sa confiance en la Roumanie pour assumer et exercer la Présidence. Je voudrais une fois encore remercier nos invités et nous espérons que cette première réunion, au cours de laquelle nous avons réussi à mettre au premier plan de nombreux sujets européens, est la première d’une série de réunions qui se dérouleront ici à Bucarest, à Bruxelles, Strasbourg ou Luxembourg. Merci. Monsieur le Président, vous avez la parole.

Antonio Tajani: Tout d’abord, remercie le Gouvernement roumain, le Premier ministre roumain pour notre accueil ici à Bucarest. C`est la première réunion que nous avons pour préparer la Présidence roumaine. Comme vient de dire Mme le Premier ministre, nous voulons que cette Présidence soit un succès, un succès non seulement pour votre pays, mais aussi pour l’ensemble de l’UE. Il y a beaucoup de dossiers que nous devons essayer de résoudre, comme l’a mentionné aussi Mme le Premier ministre lors de la réunion d’aujourd’hui.

Ce fut la première, il y a eu d`abord une réunion bilatérale, puis nous avons eu cette rencontre avec les membres du Cabinet et des groupes parlementaires à la Conférence du Parlement européen. Nous avons discuté du Brexit, nous avons discuté des priorités du Parlement européen, des priorités qui doivent être abordées en considération et être pris en compte dans l’accord. Il s`agit des droits des citoyens européens au Royaume-Uni, 3,6 millions, afin que les citoyens européens vivant au Royaume-Uni, 3,6 millions d’Européens vivant au Royaume-Uni; également des droits importants des citoyens britanniques au sein de l’UE. On devrait également que soient maintenus les engagements du Royaume-Uni pour le cadre financier pluriannuel 2013-2020. Et un troisième point, la frontière entre l’Irlande du Nord et la République d’Irlande. La paix doit être garantie, le respect de l’Accord du Vendredi saint, accord bien connu, mais cette frontière doit être souple et doit empêcher l’entrée dans l’UE de la nourriture ou d’autres choses qui pourraient nuire à nos citoyens. Il faut empêcher l’entrée des produits qui font la concurrence déloyale à notre agriculture et à l’industrie alimentaire. Nous travaillerons pour atteindre un objectif. Nous faisons tous confiance au négociateur Barnier et nous espérons parvenir à un accord positif. Le Parlement européen aura le dernier mot, mais nous allons travailler en étroite collaboration avec la Présidence roumaine et la Commission européenne afin de protéger les intérêts des citoyens européens. Une autre question très importante pour nous – et ici  nous avons demandé la coopération du Gouvernement roumain pour parvenir à une solution positive – c’est la migration et, en particulier, le paquet avec sept propositions, qui contient aussi la réforme des règles de Dublin. Comme vous le savez, le Parlement a adopté un texte législatif. Maintenant, nous voulons et le Conseil, à son tour, puisse accepter nos propositions, même s’il sera éventuellement un compromis. Mais pour y parvenir, nous avons besoin d’une action décisive et déterminée par le Gouvernement roumain. Au cours de la réunion d’aujourd’hui, on nous a assurés que le Gouvernement à Bucarest agira de son mieux pour  une solution en la matière et je tiens à en remercier le Premier ministre

Un autre problème important, la migration. Le Parlement européen et veut faire des investissements en Afrique. À travers une stratégie que nous avons appelée « Plan Marshall pour l’Afrique », cependant, il est clair que non seulement la migration est une source de préoccupation – nous pensons à la sécurité de nos frontières extérieures, nous pensons à la lutte contre le terrorisme. Il est donc important que l’Afrique devienne un continent stable.

Un autre sujet que nous avons abordé: le cadre financier pluriannuel 2021-2027. Nous avons reçu des garanties du Gouvernement roumain concernant les efforts visant à trouver au moins un accord sur le cadre financier général. Nous insistons pour que les États membres ne reportent pas ce dossier après les élections européennes, car il est juste que les citoyens sachent ce que l’Union européenne compte faire pour son avenir. Nous voulons donc rapprocher les citoyens des institutions européennes. Vous savez qu’il y a ce problème. De nombreux citoyens se sentent éloignés des institutions européennes. Des solutions concrètes sont donc nécessaires à cet égard.

Je suis d’accord avec ce que mme le Premier ministre vient de dire sur la politique agricole et les fonds de cohésion. Au Parlement européen, les propositions de la Commission européenne sur la politique agricole commune suscitent beaucoup de résistance et pourraient éventuellement être rejetées par le Parlement européen. Nous verrons ce qui se passera, mais nous avons de grandes réserves quant au contenu. Le Parlement ne veut pas que l`on réduise les fonds pour la Politique agricole commune et défend également la Politique de cohésion de l’Union européenne. Bien entendu, nous devrons travailler très fort avec la Présidence roumaine pour obtenir des résultats positifs. Nous voulons disposer de nos propres ressources pour le budget européen. Nous voulons que le budget augmente  de 1,1 à 1,3% du PIB de la Communauté et nous voulons le faire sans demander d’argent supplémentaire aux États membres. Par exemple, nous envisageons instituer une taxe sur l’activité des grands géants de l’Internet. Ces questions ont été discutées. La sécurité externe a également été discutée. Et en ce qui concerne le respect de l’Etat de droit et la défense des valeurs fondatrices de l’Union européenne, des droits de l’homme, ils doivent être respectés dans tous les pays de l’Union européenne. J’ai également ajouté qu’il faut agir pour les défendre aussi ailleurs – je pense au Venezuela, au Nicaragua, à d’autres régions où, malheureusement, la liberté de la presse, par exemple, est limitée. Dans les mois à venir, l’Union européenne se fera entendre à cet égard. Cette première réunion a donc été une réunion que j’estime positive, notamment parce que le Gouvernement roumain s’est engagé à soutenir certaines initiatives du Parlement européen, par exemple l’Accord de Dublin, la réforme du système de Dublin. Je pense aussi à trouver un accord politique sur le budget. C’est donc un signe de grande disponibilité que nous envoie le Gouvernement roumain. Nous sommes prêts à travailler avec la prochaine Présidence. Le 9 mai, nous serons au sommet de Sibiu lorsque nous aurons l’occasion de lancer un message fort aux électeurs, car nous souhaitons que la participation à ces élections européennes soit aussi élevée que possible. Une dernière chose que je voudrais dire, je pense qu’il est temps d’accélérer l’adhésion de la Roumanie à l’Espace Schengen, car pour mieux garantir nos frontières et notre sécurité, certains pays qui attendent encore doivent entrer le plus rapidement possible dans la zone. Schengen.

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